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De mes plus grandes souffrances, naissent mes plus belles choses.

Je ne vais pas le cacher, c’est pas l’éclate dans ma tête en ce moment. Et pourtant je suis là debout, à encore faire tout ce que je dois faire, un peu en mode pilote automatique, trop souvent les yeux remplis de larmes mais avec 10000 envies de faire des choses et la première des choses que je souhaite c’est aller bien, enfin mieux mais je crois que je suis à un vrai tournant de ma vie même si avec ces premiers mots jetés comme ça on ne dirait pas.

Il y a quelques jours, ma psychologue la personne en qui j’avais le plus donné ma confiance m’a dit qu’elle sentait que je n’avançais pas et qu’elle n’avait pas d’armes pour m’aider, 20 minutes plus tard elle me laissait seule face à moi même, avec des sentiments que je ne voulais pas éprouver celui du rejet, de la culpabilité d’être moi et ça m’est revenu en pleine figure, tel un boomerang. Alors oui je peux comprendre tout un tas de choses, qu’un médecin ou un thérapeute ne se sente pas en capacité d’aider quelqu’un mais ce qui est discutable c’est la façon dont on laisse des gens qu’on sait fragiles dans le néant le plus total. Je ne la blâme pas, elle a fait ça avec sa conscience et la conscience de chacun peut-être discutable ou pas. Je ne vais pas cacher que depuis 11 jours j’ai eu envie d’hurler ma douleur, la déception que je ressens, la colère aussi mais je n’en ai rien fait, j’ai pleuré car pleurer ça m’a permis de faire baisser un peu ces autres choses, mais évidemment que je m’en veux à moi, uniquement à moi de ne pas arriver à avancer comme les gens voudraient, que je me sens nulle et tellement vulnérable. Et puis il y a d’autres relations qui se finissent en même temps, alors comment dire que la confiance que j’ai pu mettre entre les mains de toutes ces personnes parties brusquement de ma vie ça n’améliore nullement la confiance que je peux avoir en l’être humain. Oui les larmes coulent trop souvent ces derniers jours, mais je vais m’accrocher encore et encore. Bien évidemment que la confiance que j’essaie d’avoir en moi est partie en fumée, elle est tellement mince déjà habituellement. Et ce n’est pas la première fois, ni la deuxième. Chaque silence réactive tous les précédents, chaque rejet rouvre les plaies anciennes donc thérapeute, amour, amitié c’est pareil quand on se sent rejeté(e) ce n’est pas simple surtout quand il t’arrive plusieurs rejets à quelques jours d’intervalle.

Et pourtant j’ai décidé de faire de ces déceptions/douleurs de belles choses, je me suis remise à écrire, beaucoup écrire, pour moi avant tout car c’est la seule thérapie que j’ai sous la main actuellement et puis je me suis remise à écrire pour partager peut-être plus tard sous forme de poèmes et l’envie d’écrire encore plus est présente, comme de façon vitale, je crois que c’est quand je ne vais pas trop bien, quand la douleur est là, présente, que j’écris le plus et sans doute le mieux. La douleur me fait sortir des choses qui sont sans doute un peu en lien avec ce que j’écris mais sans que ce soit mon histoire. Comme je dors peu (encore plus) quand je ne vais pas trop bien, ça me laisse du temps pour écrire, écrire beaucoup, sortir de mes tripes que je renferme le reste du temps. Alors oui je pense que ce sont dans ces moments douloureux, que j’arrive à sortir les plus belles choses. Je ne sais pas pourquoi mais c’est comme ça. C’est sans doute pour moi donner du sens à mon chaos. Toutes les blessures du passé reviennent en force depuis quelques jours mais cette fois je ne laisserai personne me mettre plus bas que terre, c’est aussi le travail que je fais sur moi-même seule depuis 2 ans qui me fait prendre conscience de tellement de choses et ce qui m’a mis plus bas que terre par le passé, est certes une souffrance mais je me connais mieux aussi et la peur de l’abandon, avant j’attendais que l’autre me sauve, quand quelque chose se terminait j’en voulais à l’autre de ne pas/plus me donner d’importance alors que le schéma a changé puisque c’est moi qui décide d’accorder ma confiance. Et parfois oui je me plante mais c’est en se plantant qu’on devient une fleur. Maintenant je n’attends plus qu’on me sauve, je veux me sauver par moi même et surtout faire de belles choses de cette douleur latente car j’ai tellement pris conscience de choses…

Belle fin de soirée, douce nuit… With love ❤

4 réflexions au sujet de “De mes plus grandes souffrances, naissent mes plus belles choses.”

  1. Vois dans ce qui c’est passé avec la psy quelque chose de positif. Elle ne se sent pas professionnellement en capacité de t’aider donc c’est elle qui est en échec et pas toi. Maintenant cette personne a été honnête car nombre sont les thérapeutes qui se trouvent dans la même situation et ne disent rien pour continuer à empocher le prix des consultations.

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    1. Je suis tout à fait d’accord sur le fond mais on ne lâche pas ses patients du jour au lendemain (je connais plusieurs psys qui me l’ont dit), tu cherches déjà quelqu’un pour te remplacer, tu annonces ça et il y a une transition qui doit être faite on ne fait pas ça comme ça en lâchant la bombe, tu dis pas aurevoir au bout de 15 minutes alors que tu vois ton patient pleurer et être mal car perdu(e). Désolée mais c’est pas comme ça que ça doit être fait d un point de vue éthique.

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        1. Les psychologues que je connais, disent que tu dois trouver quelqu’un avant d’annoncer à ton patient et faire la transition sur plusieurs séances pas d’annoncer cela et de laisser ton patient dans le brouillard le plus total en quelques minutes car c’est exactement ce qu’il s’est passé. Pour moi je me sens trahie, aucune considération de ce que je suis et tu vois pour moi j’ai mis longtemps à faire confiance et je ne sais pas si j’ai encore envie de faire confiance à un thérapeute. Seul le temps me le dira.

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