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Confrontée à la mort

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J’ai été confrontée à la mort très petite, je me souviens de la mort de mon grand-père paternel en mai 80 je n’avais que 3 ans 1/2….. Je me souviens que j’étais allée lui poser un gros pot de fleurs sur lui à la morgue de la clinique et j’ai que cette image de lui en tête. A 19 ans alors enceinte de ma grande j’ai perdu ma grand-mère paternelle, et je n’ai pas voulu la voir pour ne pas garder que cette image d’elle en tête puisque je n’avais pas beaucoup de contacts avec elle. Puis quelques mois plus tard, j’ai perdu mon autre grand-mère, ma Mémé, ma grand-mère chérie, celle avec qui j’étais tout le temps et là je n’ai cessé de pleurer, ce fut dur, j’en voulais à la terre entière, entre son décès et son enterrement il y a eut 4 jours qui ont passés et je n’ai eut cesse d’aller la voir au funérarium. Je n’arrivais pas à la laisser partir, j’ai perdu 8 kilos en 2 semaines tellement que mon chagrin était immense. Elle est morte le 22 février 1997  (depuis je déteste plus que tout cette date) et le 22 août 1997 son mari la suivait. Nouveau bouleversement dans ma vie, mon pépé, mon sicilien aux magnifiques yeux bleus mourait de chagrins d’avoir perdu sa femme, durant ces 6 mois là il se laissait mourir il ne voulait plus vivre sans elle. On voyait bien qu’il se laissait partir, on a fait tout pour pas le laisser partir et du moment où on a arrêté en 3 jours il est mort. Je n’ai à voulu pas le voir car c’était dur et je m’attendais à sa mort donc j’ai pu le laisser partir plus facilement que ma grand mère. Au collège j’ ai été confrontée à la mort du directeur qui était un directeur en or, proche de ses élèves et c’est là, la première fois que je réalisais ce qu’était la mort. Je me souviens avoir été à son enterrement et me surprendre à pleurer car moi je renfermais tellement tout ce que je ressentais, j’étais une fille assez secrète et encore plus devant les gens que je connaissais peu. Il y a 5 ans 1/2 j’ai perdu mon père, un père absent tout au long de ma vie (trop pris par son travail, un divorce entre mes parents, une nouvelle union de mon père),et là ce fut dur, très dur, j’ai refusé aller le voir le jour de sa mort, j’ai attendu 48 heures, et quand je l’ai vu je ne l’ai pas reconnu, j’ai mis longtemps à réaliser que je ne reverrais jamais mon père puisque je ne le voyais que très peu… J’ai encore son numéro dans mon tel, je ne peux pas l’enlever, c’est comme le faire mourir encore plus. Je sais que son numéro est attribué à quelqu’un d’autre mais enlever le nom papa de ma liste serait terrible. J’en parle avec mon psy, qui me dit que je n’arrive pas à faire le deuil de cette mort et que ce que je croyais de la bipolarité pour ma part c’était des maux par rapport au deuil que je n’arrive pas  à faire. Je ne suis nullement bipolaire. La bipolarité à des choses bien spécifiques que je n’ai absolument pas dixit le psychiatre. Il faut que ce deuil se fasse au fil du temps. Dernièrement j’ai perdue une amie très chère à mon coeur, une amie que je savais mal, dépressive etc mais plus d’une fois j’ai essayé de lui parler, qu’elle ne devait pas partir, pas laisser ses enfants, et ça a marché ces quelques fois. Puis depuis quelques temps elle s’était enfermée dans sa vie, refusait de me parler, comme à beaucoup de gens et j’ai pas voulu la forcer à me parler. Elle est décédée et je m’en veux quelque part car je me dis si j’avais insisté encore, elle serait peut être encore là. Mon amie me manque, j’essaie de me souvenir de sa jolie chevelure brune, son sourire, sa voix douce surtout quand elle me parlait en italien, ses petits mots laissés à droite à gauche, je l’appelais ma Farfalla (papillon)  je ne sais pas pourquoi. Cette semaine je me suis faite tatouer un papillon sur ma cheville, car elle me manque chaque jour, que j’ai besoin d’avoir encore une trace de notre amitié sur moi. Elle marchera avec moi jusqu’à la fin de ma vie. Cette chanson est celle que je lui envoyais régulièrement comme un petit clin d’oeil….. Tiz, tu me manques, tu vas me manquer et je te souhaite d’être enfin heureuse là où tu te trouves. Volati via piccola farfalla, spero che sei felice dove sei.

12 réflexions au sujet de “Confrontée à la mort”

  1. Coucou maud…que dire….certaines phrases dit dans ton texte me parle….a 19 ans quand j’ai perdu ma maman qui etait aussi mon amie j’ai mis 10ans a remonter la pente et y a encore des jours ou s’ est pas top…j’aurai tellement eu besoin d’elle quand cassi est tombée malade enfin bref suis pas venu la pour parler de moi…. je suis la pour te donner tout mon soutient et du courage dans cette nouvelle étape de la vie….. tiz a jamais dans nos coeur…. courage gros bisous de force

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  2. Très beau message écrit avec coeur. Je ressens la douleur, l’émotion. C’est tellement vrai et je l’ai vécu avec ma grand-mère paternelle. Le jour de son décès jusqu’à son enterrement, une semaine s’est passée et je ne sais pas pourquoi j’ai un trou noir concernant ces quelques jours. Aucun souvenir tellement le chagrin etait la, si présent. J’ai perdu 7 kg. Cet évènement s’est passe en 1982, mais ai l’impression que c’était hier. J’ai vécu toute mon enfance jusqu’a mon mariage avec elle. Et aujourd’hui j’habite a nouveau cette même maison depuis 10 ans, mais sans elle. Son souvenir est très présent. Merci Maud pour ce magnifique témoignage. J’ai aussi beaucoup aime votre récit
    relatif au baptême de votre fils, votre quête de la foi et votre joie d’être cathecumene. A Pâques vous serez baptisée a votre tour.
    Maman solo oui, mais maman courage, aimante. Respect.
    J’ai 65 ans, habite en Suisse ( près de Lausanne) et suis mariée depuis 45 ans. Message d’amitié. Mon prénom
    est Chantal. Bon courage et encore un grand merci.

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  3. Joli témoignage Maud.
    Hier j’ai perdu un ami cher, un ami de mes 20 ans, que j’avais malheureusement perdu de vue, et qui laisse derrière lui une femme et quatre enfants, qui, même si adultes ou quasi adultes ont terriblement besoin de leur père. Je garderai le regret de ne pas l’avoir revu cette année où il s’est courageusement battu contre sa maladie.

    Je crois que le deuil est un pas qu’il est terriblement difficile de faire et qu’il n’y a pas de méthode.

    Tu as raison de t’être fait tatouer ce joli papillon, symbole de votre amitié et garant de ton souvenir d’elle.

    grosses bises
    Hélène

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  4. J’ai perdu mon papé en mars de cette année (le 15) et je n’ai pas voulu aller le voir parce que je ne l’aurais pas supporté. Je n’arrive toujours pas a réaliser qu’il n’est plus la. Qu’il ne connaîtra jamais mes enfants. Mon tatouage au poignet est un hommage a sa mémoire entre autre. Je n’arrive toujours pas a faire mon deuil et aujourd’hui encore je pleure des que je pense a lui 😥

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