
Je pense à cette jolie jeune femme qui vient de perdre son mari et cette petite fille qui vient de perdre son papa.
Je pense à cette grande papesse du scrapbooking qui vient de perdre son fils de 16 ans.
Je pense à cette amie qui vient de perdre son papi avant même de lui dire au revoir….
Je pense à ces vies passées à perdre du temps. Lire la suite « Bref on a qu’une vie……. »
Étiquette : mort
O Jardim da Esperança

(crédit photo Laurence Guenoun)
Hier soir je suis allée à une projection privée à Lyon, d’un documentaire qui se nomme » O jardim da Esperança« . Ce documentaire réalisé entièrement par Laurence Guenoun, photographe de métier, nous montre la vie des habitants de Jardim Gramacho, ancienne décharge fermée en 2011. Et pourtant des gens vivent là bas, mais avant ils avaient un boulot, on appelait ceux qui bossaient sur la décharge des « catadores » C’est le regard de Laurence évidemment, mais avant tout le regard des habitants de et sur cette ancienne décharge officielle (qui l’est toujours officieusement car il y des balais de camions de poubelles chaque jour, des tonnes et des tonnes de déchets continuent d’être déposés) . Lire la suite « O Jardim da Esperança »
Choisir le côté des couleurs
Oh oui on a tous des raisons de tout voir en noir. On est tous confrontés plus ou moins de loin à la vie difficile, la maladie, la mort. Oui la vie est parfois une véritable chienne.
La maladie, la vision de la mort est là chez plus d’un humain, il y a ceux qui décident de baisser les bras, et puis il y a ceux qui décident coûte que coûte de voir la lumière au fond du tunnel, même s’ils savent que l’issue est fatale, de toutes façons on meurt tous un jour ou l’autre et on ne sait pas quand notre heure aura sonnée. Demain mon coeur peut s’arrêter, mais dans une heure le mec dans la rue peut se faire renverser par une voiture et mourir. Alors je me dis que j’aurais la chance d’avoir pu vivre un peu plus longtemps que ce pauvre gars. Lire la suite « Choisir le côté des couleurs »
En bref #13
* Une belle rencontre avec Sabine (mon accompagnatrice en catéchuménat) ce vendredi matin, elle m’a apporté en plus une superbe brioche.
* Je quitte mon sac en cuir pour quelques temps, j’ai envie d’un sac un peu plus printanier alors voilà, ce sac reçu d’Angleterre.
* 5 jours que je me suis cassée le genou et un chirurgien vu, la tête u tibia est belle et bien cassée, un épanchement de Synovie dans la rotule donc bien 1 mois d’immobilisation dans l’attèle et des ponctions à faire..
* Un petit garçon heureux hier soir, mais qui ne comprend pas tout donc est à nouveau interrogateur et triste car je ne peux apporter de réponse à ses questions. Et encore plus dur au réveil quand il me dit « Mais maman je ne verrais plus …… car je l’ai vu mort dans la nuit, il est mort dans sa voiture », je lui explique que non c est un cauchemar, et il me dit « non tu mens, je ne le vois plus donc ça prouve bien qu’il est mort ».
* Marre de ces insomnies (ce matin je me suis endormie à presque 7h) alors quand les garçons se réveillent à presque 9h le réveil est difficile.
* Demain ma fille rentre d’Italie, j’ai juste hâte, une semaine c’est long. (Mère juive, ou mère ritale c’est pareil hein?…..)
* Encore un coup de fil de ma future marraine, pour savoir comment je vais, quelle douceur cette dame. Je souhaite à tous une marraine comme la future mienne…
Confrontée à la mort
Crédit photo
J’ai été confrontée à la mort très petite, je me souviens de la mort de mon grand-père paternel en mai 80 je n’avais que 3 ans 1/2….. Je me souviens que j’étais allée lui poser un gros pot de fleurs sur lui à la morgue de la clinique et j’ai que cette image de lui en tête. A 19 ans alors enceinte de ma grande j’ai perdu ma grand-mère paternelle, et je n’ai pas voulu la voir pour ne pas garder que cette image d’elle en tête puisque je n’avais pas beaucoup de contacts avec elle. Puis quelques mois plus tard, j’ai perdu mon autre grand-mère, ma Mémé, ma grand-mère chérie, celle avec qui j’étais tout le temps et là je n’ai cessé de pleurer, ce fut dur, j’en voulais à la terre entière, entre son décès et son enterrement il y a eut 4 jours qui ont passés et je n’ai eut cesse d’aller la voir au funérarium. Je n’arrivais pas à la laisser partir, j’ai perdu 8 kilos en 2 semaines tellement que mon chagrin était immense. Elle est morte le 22 février 1997 (depuis je déteste plus que tout cette date) et le 22 août 1997 son mari la suivait. Nouveau bouleversement dans ma vie, mon pépé, mon sicilien aux magnifiques yeux bleus mourait de chagrins d’avoir perdu sa femme, durant ces 6 mois là il se laissait mourir il ne voulait plus vivre sans elle. On voyait bien qu’il se laissait partir, on a fait tout pour pas le laisser partir et du moment où on a arrêté en 3 jours il est mort. Je n’ai à voulu pas le voir car c’était dur et je m’attendais à sa mort donc j’ai pu le laisser partir plus facilement que ma grand mère. Au collège j’ ai été confrontée à la mort du directeur qui était un directeur en or, proche de ses élèves et c’est là, la première fois que je réalisais ce qu’était la mort. Je me souviens avoir été à son enterrement et me surprendre à pleurer car moi je renfermais tellement tout ce que je ressentais, j’étais une fille assez secrète et encore plus devant les gens que je connaissais peu. Il y a 5 ans 1/2 j’ai perdu mon père, un père absent tout au long de ma vie (trop pris par son travail, un divorce entre mes parents, une nouvelle union de mon père),et là ce fut dur, très dur, j’ai refusé aller le voir le jour de sa mort, j’ai attendu 48 heures, et quand je l’ai vu je ne l’ai pas reconnu, j’ai mis longtemps à réaliser que je ne reverrais jamais mon père puisque je ne le voyais que très peu… J’ai encore son numéro dans mon tel, je ne peux pas l’enlever, c’est comme le faire mourir encore plus. Je sais que son numéro est attribué à quelqu’un d’autre mais enlever le nom papa de ma liste serait terrible. J’en parle avec mon psy, qui me dit que je n’arrive pas à faire le deuil de cette mort et que ce que je croyais de la bipolarité pour ma part c’était des maux par rapport au deuil que je n’arrive pas à faire. Je ne suis nullement bipolaire. La bipolarité à des choses bien spécifiques que je n’ai absolument pas dixit le psychiatre. Il faut que ce deuil se fasse au fil du temps. Dernièrement j’ai perdue une amie très chère à mon coeur, une amie que je savais mal, dépressive etc mais plus d’une fois j’ai essayé de lui parler, qu’elle ne devait pas partir, pas laisser ses enfants, et ça a marché ces quelques fois. Puis depuis quelques temps elle s’était enfermée dans sa vie, refusait de me parler, comme à beaucoup de gens et j’ai pas voulu la forcer à me parler. Elle est décédée et je m’en veux quelque part car je me dis si j’avais insisté encore, elle serait peut être encore là. Mon amie me manque, j’essaie de me souvenir de sa jolie chevelure brune, son sourire, sa voix douce surtout quand elle me parlait en italien, ses petits mots laissés à droite à gauche, je l’appelais ma Farfalla (papillon) je ne sais pas pourquoi. Cette semaine je me suis faite tatouer un papillon sur ma cheville, car elle me manque chaque jour, que j’ai besoin d’avoir encore une trace de notre amitié sur moi. Elle marchera avec moi jusqu’à la fin de ma vie. Cette chanson est celle que je lui envoyais régulièrement comme un petit clin d’oeil….. Tiz, tu me manques, tu vas me manquer et je te souhaite d’être enfin heureuse là où tu te trouves. Volati via piccola farfalla, spero che sei felice dove sei.


