J’ai l’impression qu’à chaque fois que je touche le bonheur du bout des doigts, mes vieux démons se déchainent et montrent leur présence. En ce moment même si les merdes se cumulent il y a des choses qui vont bien, qui m’aident à être plus sereine et puis tout à coup voilà que les démons se déchainent…. Pourquoi??? Bien souvent pour une question anodine posée, une confidence à faire.
Je me rends compte que le bonheur est encore quelque chose de tellement loin j’ai l’impression. Non en fait je vais mieux m’exprimer car ça peut être mal compris. Le bonheur est là je le touche du bout des doigts mais il y a ces choses du passé qui ne passent pas vraiment justement, comme si j’avais tout un coup pas le droit au bonheur quand j’y pense, quand je le frôle. Ce soir malgré des semaines de mieux-être en général dans l’ensemble, j’ai replongé dans les bras des vieux démons, jusqu’à me pourrir la tête…
Il faut que je m’ôte de la tête certaines idées, ces idées là qui viennent me pourrir la vie, mes jours et mes soirées, mes relations à l’autre. Je sais pourquoi je vois mon psy depuis des mois maintenant, mais j’ai cette impression qu’à chaque séance j’ouvre de plus en plus de brèches que tout est grandement ouvert et que rien ne cicatrisera jamais…. Il va falloir pourtant…. Je ne sais pas combien de temps ça prendra, mais ça prendra du temps, beaucoup de temps semble-t-il. C’est ce que je me dis voyant toutes les blessures que j’ai. Un jour je ne serai plus enchainée au passé, je vais être heureuse (même si je touche le bonheur de plus en plus en ce moment) je n’aurai plus ces idées-là….

Le sujet dans la vie où je me suis toujours le plus plantée c’est l’amour et pourtant c’est sur lequel j’aime le mieux écrire, où en fait j’arrive à mieux trouver les mots même si je ne suis pas tout le temps objective. Durant toutes ces années d’adolescence, et de vie d’adulte j’ai cru que les je t’aime qu’on me disait c’était de l’amour, j’ai cru que les pardons après les coups ou les nuits passées en nuisette devant la porte d’un apparement dans le froid c’était de l’amour. Ou bien comme les attends-moi mais ne dis rien, il ne faut pas qu’on sache que nous sommes ensemble, ou bien les je viendrai te retrouver après le week-end (la semaine) que j’ai passé au ski, à la mer, avec les potes, la famille etc…. J’ai longtemps cru que ces mots étaient de l’amour et je me rends compte avec le recul que non ce n’était pas de l’amour.



